Christiane
Diagnostiquée en 2008

TRAVAIL

Le clos

J’aime la compagnie des gens, mais je me retrouve déjà depuis quelques années toute seule dans ma maison de plusieurs pièces. J’ai cherché des résidences services, mais je n’en ai trouvé aucune qui me plaise. Alors, il fallait que je la crée moi-même, cette résidence. J’avais encore un terrain à bâtir dans les environs. J’ai consulté un promoteur immobilier. Après quatre années, nous avons le permis d’urbanisme. Le projet peut enfin démarrer. Dans un mois, on commence à creuser. Le projet portera aussi le nom de famille de mon mari. Il était le dernier membre d’une famille d’agriculteurs assez importante dans la région. Ainsi, son nom continue à vivre ...

Le clos compte 16 appartements, une conciergerie et un bâtiment central où on se rencontre. La fonction sociale est très importante. Les retraités pourront s’occuper de temps en temps des enfants de familles qui viennent y habiter, pourquoi pas?

Très important: la piscine! J’aime nager. J’ai toujours rêvé d’une piscine, mais mon mari n’en voulait pas. Les voisins en avaient une, et voilà … Maintenant, j’aurai la mienne!

Maria
Diagnostiquée en 2015

Travail

Grâce au cancer, j’ai découvert la peinture. Avec ma vie chargée d’avant, je ne prenais jamais le temps pour moi-même. Oui, je gribouillais parfois cinq minutes. Maintenant, je profite de chaque occasion. J’achète du matériel, je mets de la musique classique et je m’exprime. Je me laisse aller, je ne sais jamais à quoi ma peinture va aboutir. Mais si l’inspiration est là, il faut qu’elle sorte. Via la peinture, la sculpture ou la poésie. Et après, je peux continuer mon petit chemin.

Et le travail? J’ai toujours travaillé dans la comptabilité. Maintenant, je ne veux plus y retourner. Il y a trois ans, j’ai trouvé le boulot qui me va comme un gant. Je distribuais des médicaments dans un hôpital. J’adorais la conversation avec les patients. Je voyais que cela leur faisait du bien. Malheureusement, j’ai dû arrêter.

Je voudrais recommencer à chercher un travail où le contact social est important. Comme employée, ou comme bénévole. Mais d’abord, il faut que je me rétablisse encore mieux.

Jeffrey
Diagnostiqué en 2014

Travail

Mon travail, c’est comme faire du sport

Je peux encore aller travailler. C’est très important pour moi – bien sûr – mais aussi pour mon petit garçon. Papa qui va travailler, c’est normal pour lui. Papa qui bricole aussi. Nous voulons que la vie soit la plus normale possible pour lui.

Je suis chauffeur de camion. Je roule dans la région, je fais des petits trajets. Cela signifie : souvent embarquer et débarquer, porter beaucoup de choses... Cela demande beaucoup de force musculaire. C’est donc un peu comme faire du sport. Et cela me fait beaucoup de bien. De plus, mon employeur est très compréhensif. Et j’aime beaucoup mon travail.

Rudy
Diagnostiqué en 2014

Travail

Je travaillais au tribunal de police d’Anvers. Je suis maintenant pensionné depuis cinq ans déjà. J’ai arrêté de travailler le jour où on a découvert la maladie. Je ne me sentais pas en état. Car j’en ai vraiment bavé pendant la première phase du traitement.

Alain
Diagnostiqué en 2016

Travail

Je prendrai ma pension plus tôt

J’ai un magasin d’alimentation. Je voudrais travailler encore trois ans, j’aurai alors 65 ans. Et je travaille depuis que j’ai quinze ans. Une carrière de cinquante ans, c’est suffisant. Avant le diagnostic, il me restait donc encore trois ans pour préparer ma succession. Davantage même, car je pensais travailler jusqu’à 67 ans. Mais ce ne sera pas le cas.

Depuis deux ans, mon fils travaille aussi au magasin. Pour lui, tout s’est précipité. Il doit désormais aller acheter ses produits lui-même, aller lui-même à Paris. Goûter lui-même au marché quel fruit a le plus de goût. Je l’accompagne encore de temps en temps pour contrôler, mais c’est tout. Il s’en sort parfaitement. Et je ne pourrais plus trimbaler toutes ces caisses moi-même.

Guido
Diagnostiqué en 2013

Travail

Ça ne va pas fort aujourd’hui ? Ce n’est pas grave.

Avant, c’était travailler, travailler, travailler. Je suis indépendant dans le secteur du bâtiment. Il y a toujours une bonne raison d’aller travailler. Une journée de douze heures ? C’est la moyenne pour nous.

Je travaille encore, vous savez. Sur les gros chantiers, je me contente de superviser. Mais j’accepte encore des petits chantiers, où il n’y a pas trop d’administration. Mais je ne travaille plus du matin au soir. Et si un jour, je n’arrive pas à me lever ? Ce n’est pas grave.

Marie-Christine
Diagnostiquée en 2007

Travail

« Lorsque mon mari vivait encore, nous avions sept enfants à la maison. Trois enfants de son premier mariage, trois du mien et un enfant que nous avons eu ensemble. Avec sept enfants, il n’est évidemment pas facile de travailler à l’extérieur. »

Tony
Diagnostiqué en 2015

Travail

« Avant, je travaillais jour et nuit comme électrotechnicien. Cela s’arrête tout d’un coup. Tu as soudainement beaucoup de temps libre. C’est chouette au début, mais après un temps, le temps libre commence également à t’ennuyer. Je suis maintenant souvent sur l’ordinateur. C’est mon hobby. Heureusement, je n’étais pas un sportif. Car je suppose que sinon, tu tombes dans un trou noir. »

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